Réseau(x) de Vincent Villeminot

 

 

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Le tome 1 de la saga Réseau(x)

 

 

Publié par Nathan 

448 pages

16,50 euros

première publication: 2013

 

 

Résumé:

 

Sur les réseaux, tout le monde pense connaître tout le monde. Tout le monde aime, surveille, espionne tout le monde. Mais désormais, une guerre est déclenchée, sur le web et dans le monde réel. Et Sixie, 15 ans, est l'enjeu, le butin, le gibier de tous les combattants...

 

 

 

 

 

Commentaire:

 

Le nom de Vincent Villeminot ne m’était pas inconnu, mais je n’avais encore rien lu de lui. Grâce aux éditions Nathan, c’est maintenant chose faite. Et je ne regrette pas ma lecture. J’ai été happé par ce thriller écrit d’une façon diabolique. Si j’ai été un peu dérouté au début du livre, très vite j’ai eu du mal à le lâcher. 

 

 

L’auteur nous plonge immédiatement dès la première page dans son monde avec la jeune Sixie qui poste son dernier rêve sur le MDP (MyDarkPlaces), la partie nocturne du DKB (DreamKatcherBook). Si vous n’avez rien compris à ma dernière phrase, c’est normal car l’auteur a créé un tout nouveau réseau social sur le net qui a pris la place de Facebook. 

 

Comment vous raconter le point de départ de cette histoire sans trop en dire? Mais en vous donnant malgré tout envie de vous faire votre propre opinion. Car si moi j’ai aimé, je sais qu’il peut dérouter certaines personnes, du fait de sa complexité. D’un côté, nous avons Sixie, jeune adolescente qui fait des cauchemars de façon régulière et qui pour les exorciser les poste sur le MDP. Elle en tourne aussi certains et poste les vidéos également sur le MDP. Seulement il semblerai que quelqu’un s’inspire des rêves qu’elle poste pour tourner des snuff movies (des meurtres filmés et mis sur la toile). De l’autre côté, nous avons Cèsar Diaz qui est à la tête d’une organisation qui met en scène des jeux grandeur nature. L’organisation rejoue des jeux vidéos dans les grandes villes européennes, au grand désarroi des polices. Dans le même temps, les étudiants des universités européennes sont en grève depuis quelques années pour protester contre la hausse des coûts d’inscription. Lorsque la police française accuse les étudiants d’être à l’origine d’un attentat contre les forces de polices, les trois histoires vont se télescoper.

 

 

Le roman nous parle des réseaux sociaux, de ses dangers et de ses dérives. N’ayant pas grandi avec internet, j’ai toujours du mal à comprendre les gens qui racontent l’ensemble de leur vie privée sur internet, sur Facebook en particulier. Du coup, ici où on a un réseau social qui est FB fois 10 question étalage de la vie privée. Et j’ai trouvé cela inquiétant, ça fait froid dans le dos. Mais paradoxalement, au fil de ma lecture, je suis surprise à vouloir aller publier sur le DKB et sa face nocturne. Car l’auteur arrive à nous faire croire que tout cela existe. Qu’il n’y a plus de vie privée. 

 

 

L’une des particularités de ce roman est d’avoir une mosaïque de personnages qui sont tous inter-connectés les uns avec les autres. Seulement les différents liens ne seront révélés qu’au fur et à mesure du roman. Et peu à peu on se rend compte que Vincent Villeminot a tissé une toile, un véritable réseau avec ses personnages. Impression qui est renforcée par les différentes histoires racontées. Si au début on peut croire qu’il y a trois histoires différentes, au final elles sont toutes connectées.

 

Deux-trois mots sur les personnages. Il y en a trop pour que je vous les détaille tous mais certains sortent du lot. J’ai beaucoup aimé Sixie, jeune adolescente perturbée qui se retrouve malgré elle au centre d’un jeu macabre et meurtrier. Elle peut sembler un peu froide mais je pense que c’est à cause de son passé et de sa maladie.

Cèsar Diaz alias Nada#1 est un personnage complexe que j’ai adoré découvrir. Si j’ai autant aimé ce roman c’est en grande partie grâce (ou à cause) de lui. Leader auto-proclamé du PIFR (Play It For Real), il est à la tête de la Black Crowns Army. Personnage charismatique, on a tour à tour envie de l’aimer ou de le détester. Avec lui, on ne sait jamais à quoi s’attendre.

De nombreux autres personnages peuplent les pages, que se soit Théo, Alice, Vittorio, Fanelli, Justine, Mathilde,... Chacun à leur manière, ils apportent leur contribution à l’histoire. Je vous laisse les découvrir en vous plongeant dans l’histoire.

 

 

La musique a une place importante tout au long du roman. De nombreuses chansons ponctuent les différents événements, pour mon plus grand plaisir. C’est clairement une bande son et j’aurai adorer avoir les chansons dans les oreilles au moment de ma lecture. En plus, le roman débute par un extrait de "Jeunesse, lève-toi" de Saez, ce qui m'a tout de suite plu.

 

 

En plus de la musique, Vincent Villeminot fait des références culturelles que j’ai beaucoup aimé. Des références de cinéma, de littérature, de musique,... 

 

 Un premier tome complexe qui met un place un futur proche et qui met en garde contre les dangers des réseaux sociaux. Le tout raconté avec un style très particulier qui nous plonge dans l'histoire. Une fois dedans, impossible d'en ressortir. J'ai vraiment aimé ce premier tome et je vous le recommande fortement. Accrochez vous au début et vous ne le regretterez pas!

 

Je finirai ma chronique en disant: à quand la suite? L’auteur nous laisse en suspend. J’ai envie de savoir ce qui va arriver aux personnages, comment tout cela va évoluer,... Donc, à quand la suite?

 

 

“No cregis el que veus.” (page 432)

Ne croyez pas ce que vous voyez.

 

>> Merci aux éditions Nathan pour cette lecture. Que je sois prise ou non dans les chroniqueurs, je suis contente d'avoir pu découvrir ce roman.

Lecture en septembre

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Lecture dans le cadre du challenge 1% Rentrée Littéraire 2013: 4/6

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