La Maison du Chat-qui-pelote d’Honoré de Balzac

 

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Publié par le Livre de Poche 

86 pages

1,50 euros

première publication: 1829

 

 

 

Résumé:

 

La Maison du Chat-qui-pelote, c'est d'abord une enseigne de boutique redoublée d'un tableau : " Une formidable pièce de bois, horizontalement appuyée sur quatre piliers qui paraissaient courbés par le poids de cette maison décrépite, avait été rechampie d'autant de couches de diverses peintures que la joue d'une vieille duchesse en a reçu de rouge. Au milieu de cette large poutre mignardement sculptée se trouvait un antique tableau représentant un chat qui pelotait. " Mais cette nouvelle, écrite en 1829 et plus tard placée par Balzac en ouverture de La Comédie humaine, est elle aussi un tableau vrai, tableau du Paris commerçant - le Marais et la rue Saint-Denis - que l'écrivain prend plaisir à peindre. Un tableau de moeurs, également, et son premier titre, Gloire et Malheur, laissait plus directement deviner que s'y jouait le destin d'une femme : " Les humbles et modestes fleurs, écloses dans les vallées, meurent peut-être quand elles sont transplantées trop près des cieux, aux régions où se forment les orages, où le soleil est brûlant. "

 

 

 

 

 

 

Commentaire:

 

Cette courte nouvelle d’Honoré de Balzac est celle qui ouvre son oeuvre de La Comédie humaine. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un classique français et j’ai eu un peu de mal au début avec le style de Balzac. Surtout que les notes de bas de page sont nombreuses pour nous faciliter la compréhension du texte et que du coup ça coupe la lecture. Mais au bout d’un moment, on se fait au style et le texte coule tout seul. 

Balzac nous propose une histoire qui met en scène les habitants de la boutique à l’enseigne du chat-qui-pelote. Monsieur Guillaume est un honnête commerçant dans les tissus. Il a deux filles et il entend bien marier l’aînée à son premier commis. Seulement le jeune homme est amoureux de la cadette qui elle est amoureuse d’un peintre. A force de conviction, celle-ci parvient à convaincre ses parents de lui laisser épouser l’homme qu’elle veut. Mais Balzac va nous montrer dans cette nouvelle que quand les époux sont différents socialement, intellectuellement, le bonheur ne tarde pas à se faner.

J’ai passé un bon moment, même si je trouve que cette nouvelle n’a rien d’extraordinaire. 

 

 

Lecture en octobre 2014