Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

 

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Publié par Michel Lafon 

253 pages

14,95 euros

première publication: 2012

 

 

 

Résumé:

 

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

 

Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

 

 

 

 

 

Commentaire:

 

J’avais repéré ce titre mystérieux et cette couverture sur la blogosphère depuis quelques temps. Alors quand l’attaché de presse chez Michel Lafon me l’a proposé, je n’ai pas hésité. Et j’ai bien fait car ce premier roman n’est pas passé loin du coup de coeur.

 

Agnès Martin-Lugand dont c’est le premier roman nous raconte la vie de Diane après la mort de son mari et de sa petite fille. Jeune femme qui avait tout pour être heureuse, elle n’arrive pas à surmonter ce drame et à faire son deuil. Rien n’arrive à la faire avancer, même pas les visites quotidiennes de son meilleur ami avec qui elle tient un café littéraire. Un jour elle décide de partir vivre en Irlande, pays que son défunt mari a toujours voulu visiter. Commence alors un long chemin vers la renaissance.

 

Je suis passée du rire aux larmes avec ce roman. J’ai accompagné Diane sur le chemin de la guérison, souffrant avec elle, tombant avec elle, me relevant avec elle. Le roman aborde le sujet difficile de comment faire son deuil, comment vivre après. Certains passages sont émouvants, d’autres au contraire apportent de la légèreté au tout. Comme Diane, on se prend à aimer ces Irlandais, ces “rugbymen mangeurs de moutons” selon Félix. Chaleureux, ils vont peu à peu réussir à mettre du soleil dans la vie de Diane.

 

L’histoire comporte des personnages hauts en couleur. Diane tout d’abord qui ne se laisse pas marcher sur les pieds par son voisin, tout en étant dans un état de fragilité extrême. J’ai aimé sa lente renaissance. Face à elle, on trouve Edward, irlandais pur jus. Lui aussi m’a touché par ses blessures intimes. S’il apporte beaucoup à Diane, elle aussi lui permet de guérir.

Le meilleur ami de Diane, Félix, peut passer en un instant du gars qui brûle la vie par les deux bouts à l’ami prêt à tout. Bien décidé à ce que Diane s’en sorte, il n’hésite pas à la laisser s’envoler pour l’Irlande, même s’il risque de la perdre à jamais.

Et du côté d’Edward, on trouve Judith, la petite soeur. Un numéro à elle toute seule qui réussira à faire sortir Diane de sa coquille. 

 

 

Ce roman a loupé le coup de coeur pour une seule raison: j’ai été un peu frustrée par la fin. J’aurai aimé savoir la suite de l’histoire entre Diane et Edward. Voir où cela aurait pu aller. 

 

Mais c’est une belle découverte que je suis contente d’avoir faite et je vous recommande chaudement ce roman. J’ai été touchée par cette histoire! Alors vous aussi partez faire un tour à Mulranny...

 

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Merci aux éditions Michel Lafon pour l’envoi.

  

Lecture en juin 2013