Lundi noir de Dominique Dyens

 

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Publié par les éditions Héloïse d’Ormesson 

206 pages

17 euros

première publication: 2013

 

 

Résumé:

 

A 55 ans, Paul Deshoulières affiche une réussite éclatante: financier redouté, c'est aussi un mari et un père comblé. Du moins en apparence. Car depuis qu'une opération l'a rendu impuissant, il est obsédé par l'idée de perdre sa femme. Pour la retenir, il tente un ultime coup de poker. Lorsque son plan frauduleux vire au fiasco, Paul reçoit un chèque providentiel. Qui peut bien chercher à l'aider? Qu'attend-on de lui en échanger?

 

 

 

Commentaire:

 

Tout d’abord, je tiens à remercier l’éditeur et Babelio pour cette lecture.

 

Il s’agit de ma deuxième lecture de l’auteur. 

Ici l’auteur s’attache à Paul, un expert de la finance qui semble combler. Du moins en apparence, car sous le vernis la réalité est toute autre. Devenu impuissant, sa relation avec sa femme se détruit peu à peu. Seule la sécurité matérielle le retient encore à ses côtés. Pour la garder auprès de lui, il va tenter le tout pour le tout: avoir recourt à un délit d’initié. Et quand le plan parfaitement huilé part en vrille, c’est tout le monde de Paul qui part en vrille.

Encore une fois Dominique Dyens nous montre que sous le vernis peut se cacher les pires situations. Je me suis laissée emportée par l’histoire. Au début, j’avoue avoir eu du mal car le texte est parsemé de termes financiers et ce n’est pas du tout ma tasse de thé. Mais une fois Paul pris dans sa spirale descendante, ça allait mieux. 

De nombreux thèmes sont abordés dans ce roman: la finance des entreprises, l’impuissance masculine, l’amour, l’adultère, la famille...

A partir du moment où Paul se rend compte qu’il a tout perdu, il va effectuer un retour en arrière vers l’époque où il a été vraiment heureux. Comme si toute sa vie avait été ratée...

 

L’auteur nous démontre que l’argent ne rend pas heureux. Paul est riche, mais sa femme ne l’aime que pour son argent. Celle-ci se révèle être vaine jusqu’au bout des ongles. Et leurs enfants ne sont conscients d’aucune réalité de la vie. Alors qu’au contraire le bonheur peut se trouver dans des choses toutes simples comme dans une soupe de palourdes et de pommes de terre.

 

Je m’attendais quand même à plus de tension que celle présente dans le livre. J’ai trouvé ce roman un poil en dessous de Intuitions. Mais si vous aimez les vernis qu’on écaille peu à peu, vous serez comblés par ce roman. Car c’est là la force de Dominique Dyens. 

 

 

 

Lecture en juin 2013

Lecture dans le cadre de Masse Critique de Babelio

 

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Du même auteur: Intuitions