Du domaine des murmures de Carole Martinez

 

du domaine des murmures

 

 

 

 

Publié par Gallimard 

201 pages

16,90

première publication: 2011

 

 

Résumé:

 

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire "oui" : elle veut faire respecter son voeu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe... Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte.

 

 

 

Commentaire:

 

Cela fait quelques semaines que j’ai fini ce roman et je n’ai pas eu le temps/l’envie d’écrire ma chronique. En fait je n’arrive pas à expliquer ce que je ressent face à cette lecture. Je ne sais pas si j’ai aimé ou si j’ai détesté. Tout tient dans le personnage d’Esclarmonde en fait.

 

Au début, je l’aimai bien. Elle fait preuve d’un grand courage en s’opposant à son père et en imposant son choix de s’offrir à Dieu. Unique héritière de son père, cela n’a pas dû être facile. Elle fait le choix d’être une recluse, mais d’après ce qui est dit dans le roman, c’est une recluse de luxe si je peux m’exprimer ainsi. Elle est bien traitée, elle peut voir l’extérieur et manger à sa faim. Seulement elle n’avait pas prévu un événement. Et ce n’est pas seule qu’elle se fait emmurer. Et cela va la changer.

Au fil du roman, j’ai eu l’impression qu’elle devenait égoïste. Qu’elle n’assumait plus son choix d’être emmurer. Je lui ai trouvé un côté d’enfant gâté. Et j’ai eu par moment envie de la secouer.

D’ailleurs ce n’est pas le seul personnage que j’ai eu envie de secouer. Son fiancé par exemple. Le plus grand séducteur de la région. Vous n’allez pas me faire croire que parce que sa fiancée (qu’il n’aime pas à la base) le laisse tomber pour s’emmurer vivante, il va se tourner vers la poésie et ne plus pouvoir vivre sans elle.

 

Mais d’un autre côté, c’est un roman qui fait la part belle aux femmes. Ce sont elles les héroïnes. Aux côtés d’Esclarmonde, l’auteur brosse de magnifiques portraits de femmes. Ce sont elles qui règnent sur la région alors que les hommes sont en Croisade. En effet, on assiste à la croisade désastreuse menée par Frédéric Barberousse en 1188. C’est une magnifique leçon d’histoire à laquelle nous assistons.

 

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Frédéric Barberousse lors de la troisième croisade (source Wikipédia)

 

 

Vous l’aurez compris, certaines choses m’ont plût et d’autres beaucoup moins. Avis en demi teinte pour cette lecture.

 

 

 

 

 

 

Lecture en septembre 2012