Enola Game de Christel Diehl

 

 

enola game 

 

 

Publié par les éditions Dialogues 

118 pages

14 euros

première publication: 2012

 

 

Résumé:

 

Une jeune femme et sa petite fille vivent enfermées dans leur maison. A l'origine de cette claustration, il y a Enola Game, une catastrophe dont on ne connaît pas la nature exacte: accident nucléaire? Conflit mondial? Guerre civile? 

Au fil des semaines, malgré sa peur et son chagrin, la mère puise dans sa mémoire et ses lectures mille raisons de célébrer la vie. Les mots de Mallarmé qu'elle recopie dans son journal intime trouvent une résonance particulière dans le vide de son huis-clos : "Ma faim qui d'aucun fruit ici ne se régale, trouve en leur docte manque une saveur égale."

Cependant, tandis que la mère louvoie entre sa douleur, ses souvenirs magnifiés et sa volonté farouche de donner un sens à la vie de son enfant, les quelques nouvelles du monde qui lui parviennent encore sont chaque jour un peu plus alarmantes. 

In fine, la question de ce roman pourrait être: que reste-t-il quand il ne reste rien ?

 

 

Commentaire:

 

Ce court roman, le premier de l’auteure, m’a été envoyé par les éditions Dialogues et je les en remercie.

 

J’ai lu ce roman d’une traite, prise par l’histoire de cette mère et de sa fille prisent au piège dans leur maison depuis Enola Game. On ne sait rien de cette catastrophe qui a obligé tout le monde à rester chez soi. Coupé du monde: plus de téléphone, plus de télé, plus de radio, plus d’internet. Et surtout plus aucune nouvelles de ses proches. Mais pour sa fille de 4 ans, cette mère va continuer à vivre et à animer les journées de sa fille. Elle lui raconte le passé, tout en ignorant si un futur existe toujours. Et elle va enfin réaliser son rêve: écrire. Ce rêve qu’elle n’avait jamais eu le temps de réaliser, maintenant elle a tout le temps dont elle veut.

Durant tout le roman, on a un sentiment d’oppression. Notre horizon , tout comme celui de cette mère et de sa fille, se limite à cette maison et à ses quelques pièces, avec parfois un regard vers les maisons voisines. La tension monte lentement, on se demande comment tout cela va finir.

 

Une bien belle lecture pour moi. Si vous avez l’occasion de lire ce roman, je vous le conseille.

 

 

Encore merci aux éditions Dialogues pour l’envoi.

 

Lecture en février 2012