Black Mamba Boy de Nadifa Mohamed

 

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Il s'agit d'une lecture dans le cadre du Jury Fnac de la Rentrée littéraire 2011.

 

Fnac

 

Publié par les éditions Phébus / 19 euros / 273 pages / titre original: Black Mamba Boy / traducteur: Françoise Pertat / première publication: 2010

 

Résumé:

Ce premier roman de Nadifa Mohamed débute à Aden, au Yémen, en 1935. Il retrace la vie mouvementée de Jama, un enfant des rues dont le père a disparu peu après la naissance et dont la mère lui jure qu’il est né sous une bonne étoile. A la mort de celle-ci, Jama part à la recherche de son géniteur. Ce périple rendu incandescent par la croyance en une terre promise, lui fait traverser l’Abyssinie, la Somalie, l’Erythrée, le Soudan, l’Egypte et la Palestine. Mais chaque frontière franchie se révèle source de déception. Les décennies passent, les empires coloniaux s’effondrent, le monde change, cependant Jama l’aventurier demeure un laissé-pour-compte, malgré le serpent tatoué sur son bras, le fameux mamba noir. Evocation puissante de contrées en proie à la guerre, mais aussi roman de formation, Black Mamba Boy est une véritable épopée qui nous fait mieux comprendre le destin de cette partie du globe. 

 

 

Commentaire:

Il s'agit de ma deuxième lecture dans le cadre du Jury Fnac. Et j'ai bien crû ne pas arriver au bout du livre. La première partie fut laborieuse, mais heureusement la deuxième partie a défilé toute seule.

L'histoire se passe en Afrique du Nord-Est, plus particulièrement dans les pays suivants: Somaliland britannique, Yemen, Erythrée, Soudan, Egypte et Palestine. Je connais mal cette partie du globe, je l'avoue, et le fait que l'histoire se passe dans les années 30-40 n'arrange pas grand chose. Puisque la géographie actuelle n'est plus la même. Ci-dessous, la carte du livre qui m'a permis de suivre le voyage de Jama.

photo

Et voici la carte de l'Afrique actuelle:

carte-afrique

 

Si la première partie a été laborieuse, c'est parce que l'auteure part du principe (volontairement ou non, je ne sais pas) que l'on sait de quoi elle parle. Le texte est émaillé de mots en langue étrangère (en arabe je pense) sans que l'on est forcément la traduction. Certes cela nous plonge directement dans l'histoire mais au début c'est difficile de suivre. De plus, la société somalienne semble être divisée en clans et l'auteur ne nous donne pas beaucoup d'informations. Du coup, on rentre dans l'histoire sans trop savoir où on va. Et j'ai vraiment eu du mal à me passionner pour les aventures de Jama. Et ça m'embêtait car l'histoire avait l'air intéressante. 

Heureusement, environ à la moitié, en Erythrée, au beau milieu d'un camp rempli de soldats italiens, j'ai eu un déclic et les pages ont défilés. Je ne sais pas ce qui a changé mais en trois jours j'avais fini le livre alors qu'il m'avait fallu une semaine pour lire la première partie. Jama est plus grand, il est au milieu de la guerre et on lui demande de se battre pour une nation qui le traite comme un moins que rien. Je suis devenue admirative pour ce jeune garçon qui a traversé de nombreuses épreuves et qui a survécu. A travers ses yeux, on découvre ce dont l'homme est capable (en bien comme en mal). On traverse des pays en pleine mutation.

Au final, ce n'est pas un coup de coeur. La première partie laborieuse étant bien présente dans mon esprit, mais j'ai beaucoup aimé cette lecture. J'ai appris de nombreuses choses sur cette partie du globe. Une lecture intéressante.

 

Lu en juin 2011

 

 

 Lu dans le cadre du challenge 1% Rentrée Littéraire: 6/7

 

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