La mort dans les nuages d'Agatha Christie

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Publié par les éditions Le Club des Masques
4,94 euros
223 pages
titre original: Death in the clouds
traducteur: Alexis Champon
première publication: 1935

Résumé:

Comment lancer un dard empoisonné ? Avec une sarbacane, évidemment, comme le font les Indiens d'Amérique du Sud. Mais, si l'on n'a pas de sarbacane sous la main, n'importe quel tube fera l'affaire. Une flûte, par exemple. Ou un fume-cigarette, s'il est assez long. Et même une pipe kurde en terre cuite... pourquoi pas ? Oui, un quelconque tuyau conviendrait... Voilà qui est bien ennuyeux... Parce que, dans ce cas, tous les passagers sont suspects. N'importe qui dans l'avion peut s'être débarrassé de Mme Giselle de cette façon si particulière. Quelle drôle d'idée, tout de même ! Il y a tant d'autres moyens plus discrets de tuer quelqu'un !

Commentaire:

Mon Agatha Christie annuel. Comme je devais prendre l'avion pour mes vacances, mon choix s'est porté sur ce titre.
Le lieu du crime est un huis-clos et la liste des suspects est donc restreint. De ce côté là, rien de nouveau chez Agatha Christie. Poirot semble être un spécialiste des huis-clos. La nouveauté vient de l'arme du crime: une fléchette empoisonnée. C'est original et exotique et cela nous dépayse alors que le roman nous cantonne entre Paris et Londres. L'intrigue est bien menée, avec pour une fois un Hercule Poirot malmené et sur le point d'être arrêté.
Petit bémol: j'avais des doutes sur l'identité du meurtrier depuis la page 75 à cause de la couverture de mon livre qui donne un indice sur la façon de procéder du meurtrier. C'est toujours frustrant de connaître le nom du meurtrier de cette façon. Heureusement, je n'ai pas réussi à trouver son mobile sans l'aide de Poirot.

Au final, c'est une bonne histoire qui aurait pu être mieux sans une couverture qui "spoile" le lecteur. L'avion apporte une touche de modernité à Poirot et l'ancre un peu plus dans son époque.

> Pour éviter de spoiler des éventuels futurs lecteurs, je n'ai pas mis ma couverture mais une couverture d'une autre édition.

Lu en août 2010