Hiver de Mons Kallentoft

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Publié par le Serpent à plumes
24 euros
483 pages
titre original: Midvinterblod
traducteurs: Max Stadler et Lucile Clauss
première publication: 2007

Résumé:

Mardi 31 janvier, 7 h 22. Il fait encore nuit à Ôstergôtland. Cet hiver est l'un des plus froids que l'on ait connus en Suède. Ce matin-là, Malin Fors et ses collègues de la criminelle découvrent un cadavre, nu et gelé, pendu à une branche d'arbre. Mais comment diable cet homme a-t-il atterri ici ? Meurtre ? Suicide ? Et d'où viennent ces étranges blessures qui recouvrent son corps ? D'indice en indice, de nouveaux personnages apparaissent : les trois frères d'une certaine Maria, suspectés de viol ; Joakim et Jimmy, deux adolescents pas très nets ; Valkyria et Rickard Skoglôf, deux marginaux adeptes de cultes vikings. Les policiers sont perplexes.

Commentaire:

Avant ma lecture d'Eté de Mons Kallentoft en partenariat avec Bob et le Serpent à plumes, j'ai voulu commencé avec le premier tome de la quadrilogie consacrée aux saisons.
Dans ce premier tome, c'est l'hiver et le froid qui sont à l'honneur. On plonge dans la Suède au coeur d'un hiver des plus rigoureux. Et à travers les descriptions de l'auteur, on ressent ce froid, ce vent, cette neige.
L'héroïne est une femme flic, divorcée et qui a une fille adolescente. Elle est loin d'être parfaite et a plutôt tendance à noyer ses problèmes dans l'alcool. Pourtant, elle est très douée dans son travail, alliant intuitions et travail méthodique. Et lorsqu'on retrouve un homme pendu, elle n'hésite pas à étudier toutes les pistes.
Le rythme est lent, cela change des romans policiers habituels où tout va à cent à l'heure et où il y a des rebondissements invraisemblables  toutes les 10 pages. Passé un moment de surprise, j'ai vraiment apprécier ce rythme. On prend son temps pour découvrir cette Suède loin des clichés que l'on peut avoir. On peut voir des gens qui vivent en autarcie, en dehors des lois. Bref très loin de la Suède de carte postale.
C'est un bon polar. Il y a peu de violence physique, c'est plus de la violence mentale: absence d'amour, rejet,... Cela démontre que ce sont des êtres humains qui donnent naissance à des monstres par leurs actes.
L'histoire est réaliste. J'ai beaucoup aimé le fait que l'on ai les pensées du mort tout au long du roman, il ne peut plus agir mais il nous parle néanmoins. C'est une bonne idée.
L'auteur laisse des questions en suspens concernant Malin. De quoi donner envie de lire la suite...

Lu en mai 2010