L'enlèvement de Vladimir Volkoff

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Publié par les éditions Le livre de Poche
8 euros
590 pages
première publication: 2000

Résumé:

Après l'intervention des forces de l'OTAN en Yougoslavie, un traité de paix a été signé à Chicago. Mais Bob Brookes, le président des États-Unis, ne supporte plus que Vladimir Knezevitch reste à la tête de la république du Monterosso. Il le considère comme un criminel de guerre et veut le faire condamner par un Tribunal des droits de l'homme que les Américains sont en train de créer. Mais pour le juger, il faut l'enlever ; une tâche délicate confiée aux troupes d'élite Delta. Informé de l'opération, un Russe trafiquant d'armes et ancien du KGB aide Knezevitch à prendre des mesures qui mettent les kidnappeurs en déroute. Une seconde tentative n'a pas davantage de succès. Dépités, les Américains font appel aux services français qui confient la mission à un jeune capitaine, au nom de code "Martin", associé à la séduisante "Gisèle".

Commentaire:

Je me faisais une joie de lire un roman de Vladimir Volkoff. Ses œuvres pour enfants publiées dans la Bibliothèque Verte sous le pseudonyme de Lieutenant X font parties de mes souvenirs de lectures.
Je me faisais dons une joie et pourtant je n'ai pas pût dépasser la page 123. Le texte est beaucoup trop compact, trop dense. Je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire et aucun personnage ne m'a paru intéressant.
Au contraire, le personnage français qui semble devoir être le héros, 2K (d'accord, c'est un roman d'espionnage mais même James Bond a un nom, pas juste un nom de code, alors pourquoi ici on n'a pas un nom?), m'a été antipathique dès sa première apparition. Sa façon d'être, sa façon d'être présenté. Être agent secret implique-t-il d'être franco-français? Parce que bon, préciser que le personnage n'achète que des voitures françaises et qu'il ne supporte pas qu'on parle anglais sous son toit (des mots rentrés dans le langage de tous les jours comme "look" et "cool" n'ont pas droit de citer chez lui), je trouve cela un peut exagérer.
Autre problème: après avoir lu quelques pages, j'avais l'impression que le roman datait des années 70. C'est un sentiment qui s'est dégagé à ma lecture, sans vraiment savoir d'où elle venait. Les exemples les plus flagrants que j'ai pût relever viennent du passage sur 2K (encore lui!). Chez lui, les enfants ne doivent pas trop parler à table, ils ont droits à une demi-heure de télévision par jour. Son avis sur le mariage est assez rétrograde, il est par exemple content de sa femme parce qu'elle tient son rang et partager son lit est une fonction sacrée digne des yeux de Dieu. Je n'ai rien contre la religion catholique, je tiens à le préciser, et ce genre de discours ne m'aurait pas gêner si je l'avais lu dans un livre datant des années 70. Sauf que le livre date de 2000 et que je pensais que ce genre d'idées étaient révolues. Mais ce n'est que mon avis personnel.
On peut ajouter que la mise en page est mal faite. Des lettres ne sont pas rattachées au bon mot (par ex: oùn ous avons, où u n excès, oùe st le problème), et ce dès la première page et parfois plusieurs fois par page. C'est très énervant à la lecture. L'histoire est déjà pas évidente à lire mais avec ces désagréments c'est encore pire.
Cette lecture est une déception totale. Je la déconseille.
Mais merci tout de même à Blog-O-Book et au Livre de poche pour l'envoi.

Lu en février 2010

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